Détail

26.04.2019 Rapport d'activité 2018

31.05.2019 Journée Mondiale sans tabac 2019


JOURNEE MONDIALE SANS TABAC 2019

« Le tabac et la santé pulmonaire »

31 mai 2019

La Journée Mondiale sans tabac 2019, organisée tous les 31 mai sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), porte sur les nombreuses répercussions de l’exposition au tabac sur la santé pulmonaire dans le monde.

C’est l’occasion pour la Ligue médico-sociale de rappeler les risques liés au tabac et les mesures efficaces pour en réduire la consommation.

Le tabac : un décès toutes les 6 secondes

Plus d’un milliard de personnes fument, dont 80% vivent dans des pays à revenu faible ou moyen. A lui seul, le tabagisme tue plus de 7 millions de personnes chaque année dont environ 900.000 non-fumeurs exposés involontairement à la fumée de cigarette (tabagisme passif). Le tabagisme est la deuxième cause de décès au niveau mondial : une personne en meurt toutes les 6 secondes.

Le tabac et la santé pulmonaire 

Cette année, la campagne « Le tabac et la santé pulmonaire » veut sensibiliser d’avantage sur les conséquences du tabagisme : l’effet négatif du tabac sur la santé pulmonaire, depuis le cancer jusqu’aux maladies respiratoires chroniques, ainsi que le rôle fondamental des poumons dans la santé et le bien-être de tous.

Le tabagisme est la première cause de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladie pulmonaire caractérisée par la destruction progressive des voies respiratoires. Le risque de BPCO est particulièrement élevé pour ceux qui commencent à fumer jeune car la fumée du tabac ralentit sensiblement le développement des poumons. L’arrêt rapide du tabac est le traitement le plus efficace pour ralentir l’évolution de la BPCO et en améliorer les symptômes quel que soit le stade.

Le tabagisme est la principale cause évitable de cancer : un cancer sur trois pourait être évité si personne ne fumait. La fumée du tabac représente de loin le principal facteur de risque de cancer du poumon, soit deux tiers des décès dûs à cette maladie. L’exposition involontaire à la fumée des autres, au domicile ou sur le lieu de travail, augmente de 20 % le risque de cancer du poumon. Le tabagisme passif est classé cancérogène avéré pour l'homme, même si plusieurs autres facteurs sont connus comme l’exposition à l’amiante, au radon ou à la pollution de l'air. Après 10 ans, l’arrêt du tabagisme peut réduire de moitité le risque de cancer.

Le tabagisme et la tuberculose sont deux enjeux majeurs de santé publique au niveau mondial, en particulier dans les pays émergents.

Le tabagisme accroit le risque de contracter la tuberculose et le risque de décès par tuberculose : l'incidence de la tuberculose augmente avec la consommation de tabac et la tuberculose est aggravée par les effets négatifs du tabac pour les poumons : en effet la fumée de tabac diminue les mécanismes de défense immunitaires locaux contre le Mycobacterium Tuberculosis (agent de la tuberculose) et augmente le risque de développement de la maladie. Le sevrage tabagique doit donc faire partie intégrante de la prise en charge des patients atteints de tuberculose.

Améliorer la santé pulmonaire

La mesure la plus efficace pour améliorer la santé pulmonaire consiste à décourager la consommation du tabac sous quelque forme que ce soit et combattre le tabagisme y compris le tabagisme passif. L'OMS est engagée dans la lutte contre l’épidémie mondiale de tabagisme par la convention-cadre pour la lutte antitabac entrée en vigueur en 2005 et complétée par les 6 mesures MPOWER de 2008 : il s’agit d’un ensemble de politiques peu coûteuses et à fort impact qui permettent de réduire la consommation de tabac:

·         Surveiller la consommation de tabac et les politiques de prévention,

·         Protéger la population contre la fumée du tabac,

·         Offrir une aide à ceux qui veulent renoncer au tabac,

·         Mettre en garde contre les dangers du tabagisme,

·         Faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac,

·         Augmenter les taxes sur le tabac.

La plupart des pays, couvrant aujourd'hui environ 90% de la population mondiale, y ont adhéré, mais il convient d’en renforcer la mise en œuvre, la lutte antitabac devant rester une priorité pour les gouvernements.

La Ligue médico-sociale est impliquée de longue date dans la prévention des maladies respiratoires. Elle approuve totalement la politique de lutte contre le tabagisme menée par le gouvernement et l’OMS et soutient pleinement cette campagne 2019 qui vise à souligner l’importance de la santé pulmonaire pour la santé et le bien-être en général.

La Ligue médico-sociale propose des consultations pour les fumeurs désireux de se défaire de leur addiction au tabac. Ces consultations, entièrement gratuites comme tous les services de la Ligue, sont encadrées par un médecin spécialiste des maladies respiratoires et, si nécessaire accompagnées d’une diététicienne (rendez-vous par téléphone au 22 01 22).

------------------

La Ligue Luxembourgeoise de Prévention et d’Action médico-sociales

La Ligue médico-sociale, fidèle à son engagement, œuvre depuis 111 ans comme précurseur dans le domaine médico-social et le domaine social sur la totalité du territoire. Dans ses interventions, tant au niveau des services médico-sociaux - prévention des maladies respiratoires, santé scolaire, éducation et promotion de la santé, aide au sevrage tabagique - qu’au niveau des services sociaux - accompagnement social, lutte en matière de surendettement, aide à la réinsertion professionnelle - la Ligue axe ses efforts sur la prévention, un pilier essentiel de ses activités.

Les 147 collaborateurs de la Ligue, répartis dans les 13 centres médico-sociaux touchent chaque année, directement et indirectement, plus de 95.000 personnes, soit près de 1/6 de la population du Grand-duché.