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04.02.2018 "Von Kredit zu Kredit"

24.03.2018 Journée mondiale de lutte contre la tuberculose


COMMUNIQUE DE PRESSE

Journée mondiale de lutte contre la tuberculose – 24 mars 2018

« Avis de recherche : Chefs de file pour un monde exempt de tuberculose »

La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, maladie qui touche encore de nos jours des millions de personnes de par le monde, est célébrée chaque année le 24 mars ; elle est l’occasion de mieux faire connaître au grand public l’épidémie mondiale de tuberculose et ses terribles conséquences sanitaires et sociales.

La date du 24 mars fait référence au 24 Mars 1882 lorsque le médecin allemand le Dr Robert Koch annonçait la découverte du bacille responsable de la tuberculose (appelé Bacille de Koch en son honneur), ouvrant ainsi la voie au diagnostic et au traitement de cette maladie.

Cette année le thème de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose  «Avis de recherche : Chefs de file pour un monde exempt de tuberculose» vise à susciter un engagement au plus haut niveau pour mettre fin à la maladie, faisant suite à l’engagement solennel de ministres et d’autres dirigeants de 120 pays lors de la conférence ministérielle sur la tuberculose, qui s’est déroulée à Moscou les 16 et 17 novembre 2017.

Cet engagement doit se concrétiser formellement à la première réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la tuberculose qui se tiendra prochainement en 2018.

Si n’importe qui peut contracter la maladie, elle touche néanmoins principalement les personnes vivant dans la pauvreté, les communautés et les groupes marginalisés, les populations vulnérables comme les migrants, les réfugiés, les minorités ethniques.

D’autres facteurs de risque sont à prendre en considération particulièrement le sida (la tuberculose est le premier facteur de mortalité chez les personnes VIH-positives), la malnutrition, les mauvaises conditions de logement et d’assainissement, l’alcoolisme, le tabagisme.

Par ailleurs, pour ces populations, l’accès aux soins est souvent rendu difficile en raison des dépenses liées à la maladie et à l’absence de protection sociale, qui aboutissent à une situation où pauvreté et maladie forment un véritable cercle vicieux.

La tuberculose représente toujours en 2018 un défi sanitaire,  puisque tous les ans 10,4 millions de personnes déclarent la maladie dont 1 million d’enfants ; elle reste la principale cause infectieuse de mortalité tuant chaque année 1,8 millions de personnes dont 250.000 enfants, et ceci alors que la maladie est curable.

Si dans nos « pays riches » la tuberculose n’est pas un problème de santé publique majeur, elle le demeure dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ; ainsi sept pays concentrent 65% des nouveaux cas de tuberculose : Inde en tête, suivie par l’Indonésie, la Chine, les Philippines, le Pakistan, le Nigéria et l’Afrique du Sud.

Certes depuis 1990 des progrès sensibles ont été enregistrés et le rapport sur la tuberculose dans le monde en 2014 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) souligne la baisse du taux de mortalité de 45% depuis 1990 et la diminution en moyenne de 1,5% à 2% par an du nombre de personnes déclarant la maladie. 

L’OMS a franchi un palier supplémentaire en définissant pour 2035 comme objectifs la réduction de 95% du nombre de décès par tuberculose et de 90% du taux d’incidence de la maladie (nombre de nouveaux cas annuels), pour parvenir à des chiffres similaires à ceux que l’on observe aujourd’hui dans les pays dits à faible incidence de tuberculose (Amérique du Nord, Europe occidentale par exemple avec une incidence de moins de 10 cas pour 100.000 habitants comparée à l’incidence mondiale de la tuberculose actuellement de 140 cas pour 100.000 habitants).

Pour parvenir à ces objectifs ambitieux, diverses cibles prioritaires sont  privilégiées parmi lesquelles l’accès pour tous aux soins et aux médicaments, la lutte contre la co-infection tuberculose-VIH, l’investissement dans la recherche-développement (nouveaux tests diagnostiques, nouveaux médicaments).

Les pays doivent aller beaucoup plus vite dans la prévention, la détection et le traitement de la tuberculose, mais les actions et les investissements ne sont malheureusement pas toujours à la hauteur du discours politique.

En effet, en ce qui concerne les soins et la prévention de la tuberculose dans les  pays à revenu faible et intermédiaire, il subsiste chaque année un déficit d’investissements d’environ US $2 milliards. Les déclarations d’aujourd’hui doivent s’accompagner d’une augmentation des moyens.

La journée mondiale de la tuberculose en ce 24 mars a pour but de sensibiliser au fardeau qu’elle représente dans le monde et particulièrement dans les pays en développement et de faire le point sur les efforts de prévention et de soins. C’est aussi l’occasion de mobiliser toutes les énergies à tous les niveaux pour mettre fin à cette maladie.

La Ligue médico-sociale, comme elle l’a toujours fait, soutient avec force et détermination cette campagne 2018 et y apporte sa contribution au Grand-duché de Luxembourg.

 

 

 

 

Les activités de la Ligue Médico-sociale en 2017 en matière de

« Lutte contre les maladies respiratoires et la tuberculose »

 

-      16.961      consultations

-        9.069       tests biologiques et cutanés tuberculiniques effectués

-        8.634       radiographies du thorax interprétées

-             38       dossiers de Tuberculose traités par le service

 

 

 

21-23, rue Henri VII

L-1725 Luxembourg

e-mail : ligue@ligue.lu